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Série d'événements Série d'événement : Naître et mourir dans le monde

Naître et mourir dans le monde

Cycle de 6 séances avec débats proposé par Gilles Fumey avec un(e) invité(e) extérieur

L’arrivée d’un être humain sur terre est toujours un événement pour les collectifs (parentèle, amis, collègues de travail).
Tout comme sa mort. Dans le monde, ces moments prennent des formes très différentes.

Gilles Fumey,

franc-comtois d’origine, est géographe (Sorbonne Université / CNRS).
Très attaché à Langres.

•  Les Vendredis de 14h30 à 16h
•  Les Vendredis 19 janvier, 9 février, 15 mars, 5 avril, 17 mai, 7 juin
•  Au Goût des Autres, 8 rue Chambrulard à Langres
•  Entrée libre avec participation libre
•  Inscription pour la session de 14h30 :
https://www.helloasso.com/associations/le-gout-des-autres-maison-providence/evenements/naitre-et-mourir-dans-le-monde-vend-a-14h00

Naître et mourir, deux événements souvent mis en opposition dans nos imaginaires, qui ont toujours une place ambiguë dans les sociétés humaines. Longtemps considérés comme une fatalité, ils ont aussi toujours fait l’objet de tentatives pour les maîtriser, alors que leur caractère aléatoire leur conférait une dimension mystique ou religieuse.

Mais à mesure que nos sociétés se sécularisent, que la médecine et, plus largement, les technologies du vivant progressent, naissance comme mort apparaissent de plus en plus sous contrôle. Jamais dans l’histoire de l’humanité, les individus n’ont eu, en théorie, autant de possibilités de décider des conditions de la procréation, de l’enfantement et, même, sous certains aspects de la mort.

Alors que l’espérance de vie a progressé en Occident, en Asie de l’Est et, dans une moindre mesure, dans le reste du monde, les humains sont confrontés à la perspective d’une vie plus longue, plus diverse, avec un âge d’or de la jeunesse à faire durer, en repoussant le moment de la maternité chez les femmes, mais aussi la perspective d’une vieillesse prolongée, couplée au risque de contracter une ou plusieurs maladies chroniques, ainsi qu’à celle, plus globale, de connaître de son vivant, des bouleversements écologiques sans précédent.

Ces trois perspectives s’entrechoquent et engendrent des aspirations en apparence contradictoires. La naissance peut être souhaitée ou refusée radicalement. Le décès est confronté à des questions qu’il pose qui sont souvent niées, comme en témoignent les controverses sur la légalisation de l’euthanasie. Comment faire l’économie d’une réflexion de fond sur la question de la responsabilité des vivants face aux mourants ? Cela traduit la persistance d’une pulsion de vie naturelle, biologique, au sein des sociétés qui, par ailleurs, sont de plus en plus confrontées aux angoisses de la mort et qui ne disposent plus -ou moins- de cadres ou référents collectifs symboliques pour appréhender naissance et mort.

Deux tensions croissantes sont observables :

  • La persistance, voire le développement du désir d’enfant au sein des populations occidentales, avec le droit à avoir un enfant pour tous et toutes, y compris les humains biologiquement non aptes à procréer, pendant que d’autres (mouvement No Child pour le climat) priorisent les politiques publiques vers la prise en charge de personnes âgées dépendantes.
  • Une artificialisation inédite de la biologie humaine et une hyper-rationalisation apparente de la mort et de la naissance. Sans oublier les attentes de réhumanisation de la naissance et de la mort, corrélées à la persistance, voire la résurgence de rituels considérés comme irrationnels, et de mouvements mystiques ou religieux, parfois radicaux dans leurs pratiques.

Ces tensions interrogent quant aux trajectoires futures des relations qu’entretiendront nos sociétés face à ces deux événements : le mouvement d’artificialisation de la biologie humaine se poursuivra-t-il sans entrave dans les décennies à venir ? Qui aura accès aux technologies de procréation mais aussi pourra-t-on programmer sa mort ou soulager sa souffrance, dans quels cadres éthiques et juridiques ? Observera-t-on la cristallisation de nouvelles approches religieuses pour faire face aux mystères de la mort ou bien vivrons-nous une rupture transhumaniste sans précédent ?

Nous élargirons ces questions en les traitant dans d’autres régions du monde.

Partagez cet article, Choisissez votre Plateforme!

Naître et mourir dans le monde

Cycle de 6 séances avec débats proposé par Gilles Fumey avec un(e) invité(e) extérieur

L’arrivée d’un être humain sur terre est toujours un événement pour les collectifs (parentèle, amis, collègues de travail).
Tout comme sa mort. Dans le monde, ces moments prennent des formes très différentes.

Gilles Fumey,

franc-comtois d’origine, est géographe (Sorbonne Université / CNRS).
Très attaché à Langres.

•  Les Vendredis de 14h30 à 16h
•  Les Vendredis 19 janvier, 9 février, 15 mars, 5 avril, 17 mai, 7 juin
•  Au Goût des Autres, 8 rue Chambrulard à Langres
•  Entrée libre avec participation libre
•  Inscription pour la session de 14h30 :
https://www.helloasso.com/associations/le-gout-des-autres-maison-providence/evenements/naitre-et-mourir-dans-le-monde-vend-a-14h00

Naître et mourir, deux événements souvent mis en opposition dans nos imaginaires, qui ont toujours une place ambiguë dans les sociétés humaines. Longtemps considérés comme une fatalité, ils ont aussi toujours fait l’objet de tentatives pour les maîtriser, alors que leur caractère aléatoire leur conférait une dimension mystique ou religieuse.

Mais à mesure que nos sociétés se sécularisent, que la médecine et, plus largement, les technologies du vivant progressent, naissance comme mort apparaissent de plus en plus sous contrôle. Jamais dans l’histoire de l’humanité, les individus n’ont eu, en théorie, autant de possibilités de décider des conditions de la procréation, de l’enfantement et, même, sous certains aspects de la mort.

Alors que l’espérance de vie a progressé en Occident, en Asie de l’Est et, dans une moindre mesure, dans le reste du monde, les humains sont confrontés à la perspective d’une vie plus longue, plus diverse, avec un âge d’or de la jeunesse à faire durer, en repoussant le moment de la maternité chez les femmes, mais aussi la perspective d’une vieillesse prolongée, couplée au risque de contracter une ou plusieurs maladies chroniques, ainsi qu’à celle, plus globale, de connaître de son vivant, des bouleversements écologiques sans précédent.

Ces trois perspectives s’entrechoquent et engendrent des aspirations en apparence contradictoires. La naissance peut être souhaitée ou refusée radicalement. Le décès est confronté à des questions qu’il pose qui sont souvent niées, comme en témoignent les controverses sur la légalisation de l’euthanasie. Comment faire l’économie d’une réflexion de fond sur la question de la responsabilité des vivants face aux mourants ? Cela traduit la persistance d’une pulsion de vie naturelle, biologique, au sein des sociétés qui, par ailleurs, sont de plus en plus confrontées aux angoisses de la mort et qui ne disposent plus -ou moins- de cadres ou référents collectifs symboliques pour appréhender naissance et mort.

Deux tensions croissantes sont observables :

  • La persistance, voire le développement du désir d’enfant au sein des populations occidentales, avec le droit à avoir un enfant pour tous et toutes, y compris les humains biologiquement non aptes à procréer, pendant que d’autres (mouvement No Child pour le climat) priorisent les politiques publiques vers la prise en charge de personnes âgées dépendantes.
  • Une artificialisation inédite de la biologie humaine et une hyper-rationalisation apparente de la mort et de la naissance. Sans oublier les attentes de réhumanisation de la naissance et de la mort, corrélées à la persistance, voire la résurgence de rituels considérés comme irrationnels, et de mouvements mystiques ou religieux, parfois radicaux dans leurs pratiques.

Ces tensions interrogent quant aux trajectoires futures des relations qu’entretiendront nos sociétés face à ces deux événements : le mouvement d’artificialisation de la biologie humaine se poursuivra-t-il sans entrave dans les décennies à venir ? Qui aura accès aux technologies de procréation mais aussi pourra-t-on programmer sa mort ou soulager sa souffrance, dans quels cadres éthiques et juridiques ? Observera-t-on la cristallisation de nouvelles approches religieuses pour faire face aux mystères de la mort ou bien vivrons-nous une rupture transhumaniste sans précédent ?

Nous élargirons ces questions en les traitant dans d’autres régions du monde.

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Cycle de 6 séances avec débats proposé par Gilles Fumey avec un(e) invité(e) extérieur

L’arrivée d’un être humain sur terre est toujours un événement pour les collectifs (parentèle, amis, collègues de travail).
Tout comme sa mort. Dans le monde, ces moments prennent des formes très différentes.

Gilles Fumey,

franc-comtois d’origine, est géographe (Sorbonne Université / CNRS).
Très attaché à Langres.

•  Les Vendredis de 14h30 à 16h
•  Les Vendredis 19 janvier, 9 février, 15 mars, 5 avril, 17 mai, 7 juin
•  Au Goût des Autres, 8 rue Chambrulard à Langres
•  Entrée libre avec participation libre
•  Inscription pour la session de 14h30 :
https://www.helloasso.com/associations/le-gout-des-autres-maison-providence/evenements/naitre-et-mourir-dans-le-monde-vend-a-14h00

Naître et mourir, deux événements souvent mis en opposition dans nos imaginaires, qui ont toujours une place ambiguë dans les sociétés humaines. Longtemps considérés comme une fatalité, ils ont aussi toujours fait l’objet de tentatives pour les maîtriser, alors que leur caractère aléatoire leur conférait une dimension mystique ou religieuse.

Mais à mesure que nos sociétés se sécularisent, que la médecine et, plus largement, les technologies du vivant progressent, naissance comme mort apparaissent de plus en plus sous contrôle. Jamais dans l’histoire de l’humanité, les individus n’ont eu, en théorie, autant de possibilités de décider des conditions de la procréation, de l’enfantement et, même, sous certains aspects de la mort.

Alors que l’espérance de vie a progressé en Occident, en Asie de l’Est et, dans une moindre mesure, dans le reste du monde, les humains sont confrontés à la perspective d’une vie plus longue, plus diverse, avec un âge d’or de la jeunesse à faire durer, en repoussant le moment de la maternité chez les femmes, mais aussi la perspective d’une vieillesse prolongée, couplée au risque de contracter une ou plusieurs maladies chroniques, ainsi qu’à celle, plus globale, de connaître de son vivant, des bouleversements écologiques sans précédent.

Ces trois perspectives s’entrechoquent et engendrent des aspirations en apparence contradictoires. La naissance peut être souhaitée ou refusée radicalement. Le décès est confronté à des questions qu’il pose qui sont souvent niées, comme en témoignent les controverses sur la légalisation de l’euthanasie. Comment faire l’économie d’une réflexion de fond sur la question de la responsabilité des vivants face aux mourants ? Cela traduit la persistance d’une pulsion de vie naturelle, biologique, au sein des sociétés qui, par ailleurs, sont de plus en plus confrontées aux angoisses de la mort et qui ne disposent plus -ou moins- de cadres ou référents collectifs symboliques pour appréhender naissance et mort.

Deux tensions croissantes sont observables :

  • La persistance, voire le développement du désir d’enfant au sein des populations occidentales, avec le droit à avoir un enfant pour tous et toutes, y compris les humains biologiquement non aptes à procréer, pendant que d’autres (mouvement No Child pour le climat) priorisent les politiques publiques vers la prise en charge de personnes âgées dépendantes.
  • Une artificialisation inédite de la biologie humaine et une hyper-rationalisation apparente de la mort et de la naissance. Sans oublier les attentes de réhumanisation de la naissance et de la mort, corrélées à la persistance, voire la résurgence de rituels considérés comme irrationnels, et de mouvements mystiques ou religieux, parfois radicaux dans leurs pratiques.

Ces tensions interrogent quant aux trajectoires futures des relations qu’entretiendront nos sociétés face à ces deux événements : le mouvement d’artificialisation de la biologie humaine se poursuivra-t-il sans entrave dans les décennies à venir ? Qui aura accès aux technologies de procréation mais aussi pourra-t-on programmer sa mort ou soulager sa souffrance, dans quels cadres éthiques et juridiques ? Observera-t-on la cristallisation de nouvelles approches religieuses pour faire face aux mystères de la mort ou bien vivrons-nous une rupture transhumaniste sans précédent ?

Nous élargirons ces questions en les traitant dans d’autres régions du monde.

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